J’ai rencontré Audrey en juillet à Avignon, y’a deux ou trois ans, elle portait peut être une robe de cocktail au bord de sa piscine, en tout cas sa mère, elle, s’abritait sous un grand chapeau et on a mangé des merguez de qualité au bord de l’eau. Océane était là, elles jouaient toutes les deux pendant le festival, je sais plus de quoi on a parlé mais je leur ai lu je crois et à voix haute un bout de mon livre sur les bonnes manières au Moyen-Âge. Je sais plus trop mais une chose est sûre, c’est qu’Audrey était sur le point d’avoir le plus grand chagrin d’amour de toute l’Histoire, et que je la suivrais de pas très loin. C’était comme si on était en train de s’entraîner ensemble cet été là pour les pires Jeux olympiques qui aient été crées sur terre. On se regardait et on sentait que même si la piscine même si le festival et les filles qui venaient la voir en disant j’adore ce que vous faites, et qu’elle de dire merci ah merci c’est adorable, au fond c’était un peu son dernier repas « avant ».
Et puis on est rentrées, on s’est encore un peu fait draguer par le mois de septembre et il a fait froid.
Très très froid.
Partout.
Dedans, dehors, à la surface, dans les piscines, sous le soleil, c’était tout trop froid tout le temps. On s’est pas consultées pourtant et je sais pas comment on a réussi notre coup, mais en une prise tout était enregistré, prêt à être livré.
On s’est revues trop habillées et hébétées de ne pas savoir quoi faire de notre peau, en hiver
on s’est revues au printemps, moi j’avais décidé que la sobriété était trop âpre et elle je sais pas ce qu’elle avait décidé mais elle portait toujours des robes de cocktails sauf qu’elle avait l’air bien-après-la-tristesse, on aurait dit qu’elle portait un sac à dos avec le monde entier dedans, le tout en robe de cocktail donc c’était à peu près fascinant.
On s’est revues en été, surprises d’être peut être encore capables de dire que peut-être, oui éventuellement peut être un jour, peut être hein, mais pas tout de suite, mais peut être, voilà, admettons, pourquoi pas.
On s’est recroisées l’hiver d’après, à moi il me restait quelques très mauvaises habitudes mais pas de chagrin, comme si j’avais fait une sorte de gommage géant intérieur et elle arrivait et son « Hey girrrrls ! » sonnait déjà plus juste qu’un an auparavant.
Et puis un de ces fameux soirs de « Hey girrrls », elle nous a dit (à Océane et moi) « j’ai écrit une pièce ça s’appelle Chagrins d’amour, je vais la jouer une seule fois, le 14 février, le jour de la St Valentin ».
Audrey
toute crachée.
Il faut savoir que cette phrase, ça pourrait être gravé sur son épitaphe. Je crois bien qu’il n’y a qu’elle pour engager une conversation comme ça, « j’ai écrit une pièce ça s’appelle Chagrins d’amour, je vais la jouer une seule fois, le 14 février, le jour de la St Valentin ».
Et puis hier soir sans crier gare c’était le 14 février, mes parents étaient là alors je les ai emmenés voir Audrey jouer. Dans le taxi, comme je rentre de 10 jours de vacances chez mon amie Linda qui fait de très belles synthèses, je leur expliquais un peu qui était Audrey, comédienne, univers juste à côté du monde, oh pas très loin mais pas exactement ici, très belle, regard noir perçant, fan d’astrologie et de nattes africaines à Château d’eau, scansion reconnaissable entre mille et choix de sujets toujours engagés. voilà ce que j’ai dit.
et puis on est arrivés, en retard, juste quand ça commençait, Audrey est montée sur scène, et pendant une heure, elle a fait CA de SON chagrin d’amour, le plus grand de toute l’Histoire. En prétextant Phèdre, elle a déroulé toutes les phases de deuil d’une relation, parce que oui c’est comme s’il était mort, et puis il y a l’hystérie et le désespoir, et la preuve que c’est fini avec la trace de rouge à lèvre sur une brosse à dents qu’on pensait bien connaître, et puis si Phèdre alors nous aussi on doit se suicider à la fin, parce que sinon ça veut dire qu’on est infidèles si on passe à autre chose, et puis on veut que ça finisse comme une comédie romantique pourquoi ça finit pas comme une comédie romantique :
Audrey : j’ai pas le droit à une comédie romantique moi
le souffleur : non. Descends de scène et rejoins moi, en bas y’a la vie. (c’est pas les mots exacts j’étais en train de sortir manu militari toutes les larmes de mon corps)
En bas, y’a la vie.
En bas Audrey, tu m’as brisé le coeur, par ton courage extraordinaire et le cran, le souffle et le courage que tu as trouvé pour transformer ton chagrin d’amour en Chagrins d’Amour.
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Il est nécessaire que le monde entier voie cette pièce.

C’est l’histoire de Marie, une meuf posée chez elle qui attend sa pizza. Elle rencontre Gabriel qui lui arrange le coup avec Jojo, avec qui elle part à Betlehem mais problème : plus aucune chambre de libre, car c’est Coachella. Vous voulez connaître la suite ? Il ne vous reste plus qu’à cliquer :

Merci à Hema qui fait des crèches trop mignonnes à 4,99 euros, et à Ava pour l’idée originale. (Ava a 4 ans, c’est pour ça que c’est fou)

Mon enfant, ma soeur

11 décembre 2013

Camille m’a fait l’honneur de répondre sur son blog Café de filles, suite à ce que j’ai écrit plus bas concernant son article paru sur la version Web de ELLE. (ça fait beaucoup de rebond, heureusement qu’on est pas sur un terrain de Handball sinon y’aurait marché).

du coup je me permets d’enchaîner et après on vous laisse tranquille et va boire un café ensemble.

Camille, j’ai extrait les passages qui m’interpellaient, ce sont ceux en gras, et j’y ai répondu pas à pas (non pas Franck Zappa- moi aussi j’aime bien les jeux de mots pourrax)

« il vaut mieux être pucelle que de vivre la vie de camille »
ceci est un commentaire débile dont le cod ne répond pas au sujet. Etre pucelle n’est pas « pire que quelque chose » . La personne qui a écrit ça voulait utiliser un mot un peu « interdit » et en a pris un au hasard sans y réfléchir plus que ça.
[edit : ah je vois en lisant plus en avant qu’on est d’accord]

« J’ai longtemps cherché, en mobilisant mes deux neurones »
je n’ai aucun mépris pour toi in fine. Je l’ai lu et j’ai eu une moue un peu froncée en lisant le début de l’article, puis j’ai été plus en avant mais tu l’as compris puisque je note bien que tu as lu ma réponse.

« Tu as juste voulu rebondir sur un sujet vendeur, celui du sexisme, en utilisant un ton racoleur, celui du mépris. »
je ne comptais pas publier ça sur mon blog, si tu scrolles un peu tu verras que j’y parle jamais de trucs racoleurs et je peux t’envoyer une capture d’écran du nombre de vues, c’est entre 17 et 18 par mois, selon les mois.

« Ramassis »
calme-toi ma minette j’ai jamais dit ramassis. Je parle pas comme ça car je suis née en 1984 et c’est pas comme ça qu’on m’a élevée.

(Je t’ai déjà dit que j’étais pigiste dans la presse féminine ?)
c’est mignon l’auto-dérision mais là c’est trop

(?)
eh oh, moi j’ai pas été méchante j’ai dit que t’étais chiante

je sais que tu aurais préféré que je cite un titre qui passe sur Nova.
j’aime pas trop nova enfin j’aimerais bien aimer mais je vois pas où ils veulent en venir

(Oups pardon, j’ai dit « sexe opposé »)
quel est le point ?

Mais quand je vois que je « déclare la guerre à l’intelligence et à la dignité humaine »
t’abuses là. tu déclares pas la guerre tu m’as agacée avec ton choix de sujet

arrête de te faire du mouron comme ça mon lapin : les gens sont beaucoup moins bêtes que tu ne le penses
eh ben détrompe-toi. Y’a un pourcentage abusé de filles fuckés sur le plateau d’entraînement

Du coup ta conclusion je la trouve intéressante et je préférerais, sans que tu sortes les violons, que tu nous montres que MÊME si on est AMOUREUX, et être amoureux c’est bien, (moi je tombe amoureuse toutes les 28 minutes 30, tu vois moi aussi je suis « une connasse qui se fait les ongles »), on peut rester indépendant, parce que je réitère, on s’en fout que les chaussettes soient mal repassées.
Parle-nous de ça, de solitude et de courage, de fierté de s’en sortir et de la douceur un tout petit culpabilisante de retrouver l’amour alors qu’on a traversé des rivières (nan c’est pas Bénabar c’est Céline Dion) agitées.

parce que… On a toutes plus ou moins accouché toutes seules un jour, tu sais, c’est pour ça qu’on serre nos petits poings aujourd’hui. Et je vois bien que t’es pas débile hein, c’est juste que tu as une responsabilité, accepte là.

mais vraiment je t’assure que je t’embrasse.

A la lecture de l’article paru sur la version Web du magazine Elle, nous sommes quelques unes à avoir pleuré des larmes d’ammoniaque. Et puis la frayeur a remplacé la tristesse, suivi de pas très loin par la condescendance et nous sommes là, maintenant : la compréhension, la compassion et la pédagogie.
Ma chérie,
Ton billet partait d’une bonne intention. Sans vouloir partir dans une conversation microcosmique entre pigistes, je vois d’ici la scène, je la connais. Tu avais besoin d’un sujet rapidement, tu as fait le tour dans ta tête et tu t’es rappelé qu’hier soir, Xavier, Hervé ou Max, bref on s’en fout, ton mec quoi, a fait un truc qui t’a énervée, te poussant à t’endormir façon « hôtel des culs tournés » dans votre lit hier soir. Et puis comme tu n’aimes pas être fâchée avec lui, tu lui as envoyé un texto ce matin, parce que tu n’arrivais pas à te concentrer (et donc à trouver un sujet), il t’a répondu un truc mignou, tu l’as re-aimé et Eureka ! C’est à ce moment là que tu t’es dit « je vais écrire un truc mignon à pas cher sur la vie à deux, qui finira par une spéciale dédicace « à mon cheri » que j’ai hâte de retrouver ce soir ».
Et de fait, la conclusion de l’article me donne raison :

Capture d’écran 2013-12-10 à 14.35.33

Bingo. Je le savais. Mais le problème ma toute petite chatte, c’est que tu travailles pour ELLE. Ce magazine qui ne s’est pas illustré par son esprit frondeur ces dernières années, et qui rame ! qui Rame ! pour se refaire une tête après les clichés sur les grosses, les vieilles, les moches, les noires, enfin bref, les trucs qui nous font soupirer derrière nos écrans comme un dessert raté : qui a l’air chic, mais tout le monde sait bien qu’un petit chou trop cuit c’est inmangeable.
Et nous y voilà. Ton truc là, sur ton mec que tu dois appeler bébichou dans l’intimité, c’est imbouffable. Putain, ça nous fait tous chier. On n’en peut plus des articles qui ressemblent à des livres pour les chiottes, à base d’affirmations fumeuses minaudées parce que c’est bien connu les filles minaudent, pendant que nous, en bas, on essaie de montrer le bon exemple, en se débrouillant toute seule, en chialant pas comme des petits animaux fragiles quand on est fatiguées ou qu’on s’engueule avec notre petit ami personnel, pire, ouh quelle honte, quand on comprend pas pourquoi on trouve pas de petit ami personnel alors qu’on essaie de faire tout bien comme y faut, bah ouais, ça arrive, c’est chiant, mais on essaie tu vois, ma chérie, de pas trop y penser, de travailler parce qu’un pull Maje ça n’a pas de patte et que ça va pas arriver tout seul dans notre armoire, et que de toute façons, la vérité c’est qu’on s’en fout un peu du pull Maje.

Est ce que tu te rends compte de l’impact que ça a sur tes lecteurs, tes conneries ? Toutes les filles qui ont lu ça se sont dit « mais merde, attends moi je sais faire marcher ma box toute seule, j’ai pas besoin d’appeler le voisin pour changer l’ampoule et mon vibro, tu peux en croire ma bonne foi, n’est absolument pas poussiéreux ». Qu’est ce qui ne va pas chez moi ? C’est pour ça que toi, ma petite chérie, t’as un gazier dans ton pajot, même s’il a l’air de pas être bien dégourdi d’après ce que tu écris ? »
Nous ma belle, on mange de la viande et j’ai même des copines qui vont A LA CHASSE. Eh ouais princesse, t’aurais peut être mieux fait de t’incruster à cette sortie là, t’aurais eu un truc cool à raconter à ta rédac chef qui te casse les couilles. Parce que sérieusement, pardon j’insiste mais encore, j’essaie de me maîtriser, c’est à CA que tu vois que t’as un jules ?

pardon mais s’il est un minimum débrouillard ton gars, ce soir il a débarrassé le plancher. Parce que si tu nous fais passer pour de mauvaises filles, lui pardon, mais TU LE FAIS PASSER POUR UN GROS DEBILOS. Et je ne parle même pas de toi, infoutue de te démmerder toute seule pour les travaux de la vie quotidienne et excuse-moi de te rapporter sur terre une seconde mais : ton gars, on te l’a greffé ? Je veux dire, s’il doit se barrer, tu vas faire comment ? Tu vas rentrer chez tes parents ? Tu vas quand même pas te suicider comme dans une nouvelle de Zweig, sous prétexte que t’as jamais été foutue de te concentrer cinq secondes pour te remémorer comment changer une cartouche d’encre ? Regarde, je vais te faire une réfléxion qui va te faire comprendre à quel point ça NE VA PAS, ce que tu as écrit : « qu’est ce que tu faisais pendant qu’il changeait la cartouche, tu mettais du vernis ? » ALERTE MYSOGINIE. Tu comprends ma belle ? Vire-moi cet article tout de suite et creuse-toi un peu la ciboulette pour trouver un sujet qui nous intéresse. Et par provocation, je vais finir en te disant : et si tu as besoin de te remémorer comment fonctionne ton vibro, passe-moi un coup de fil, je t’expliquerai.

De notre côté, l’alerte est levée : nous avons eu peur de n’être « pas comme il faut », mais en fait, tout va très bien. Je t’embrasse chérie.

problème de riche

27 septembre 2013

ouais salut c’est moi. excusez-moi, j’ai entendu ça je voulais qu’on en parle :

« jai eu un coup de coeur pour toi, en fait j’ai senti que tu étais fragile et j’ai eu envie de tout te donner ».
(#ADP, saison de cette année, dernier épisode)

Hier soir :
« pourquoi tu pleurais, tu voulais qu’il t’embrasse ? »
(18ème, 23h45)

Hier soir :
« j’te dis la vérité, les gars ils aiment pas les meufs brillantes, ça fait reup »
(18ème, 00h05)

« la meuf est en kiff sur oim, elle veut trop me ramener chez elle »
(18ème, 00h45)

notez de 1 à 5 les ABERRATIONS ci-dessus et faites en un commentaire.

SAPIN LE JOUR OGRE LA NUIT

21 juillet 2013

C’est vrai que j’en ai pas trop parlé ici, mais je joue mon petit spectacle à la Comédie des trois bornes à Paris dans le 11ème, vous devriez venir il est mignon mon petit spectacle.
C’est tous les dimanches et lundis à 20h15
ça parle :
– ni de Beyoncé
– ni des relations hommes femmes
– ni de ma garde robe
mais plutôt de :
– Francis Heaulmes
– Johnny Hallyday
– des lions qui sont des branleurs.

D’ailleurs des gens disent des gentilles choses dessus, notamment ici

Sapin le jour ogre la nuit

POUR RAISAIRVAI : http://www.billetreduc.com/87392/evt.htm
ou au numéro indiqué

26 juin 2013

Les gens roulent trop vite on regarde à droite à gauche on lâche pas pourtant rêve que de ça que de ça se voit, ça se sent faut pas être fou pour s’en rendre compte, ça serait fou mais pour l’instant c’est que faux tu vois pourquoi ? On lâche pas tu lâches pas et moi si parce qu’il manque juste un peu de sel, un seul accord et je serais d’accord, mais le chemin on peut pas le faire tout seule, la recette on l’a déjà testée bien sûr, clope à la bouche que je te dis ça, on la connaît l’histoire, il a fallu qu’on s’occupe donc on la connaît oui à peu près, vaguement à peu de choses près, mais c’est bien plus excitant de cuisiner que de manger ce qu’on a fait, tout le monde le sait.
tu rêves hein ? Tu rêves mon chéri que je t’appelle mon chéri, moi aussi mais tu rêves de quoi moi je ne sais pas après bonjour je ne sais plus la langue, tu sais pas non plus toi. les deux points qui t’interrogent, rêver savoir ça va pas ensemble ça va pas.
qui est loyal qu’est ce qu’on en sait, il est où le curseur, ça dépend c’est comme le soleil, on sait qu’il est là mais on peut pas jurer qu’il sera pointé au bout de notre doigt, il fuit, en haut ou en bas, on sait pas.
qu’est ce que vous cherchez tous hein ? Qu’est ce que vous voulez ? Vous pensez, vous prenez, des résolutions, des filles, d’autres résolutions, d’autres filles, dans ta bouche, dans la mienne, il y a toujours quelqu’un à mettre, jusqu’où pourquoi, je ne pose pas plus haut, moi non plus
je
ne
sais
pas
je sais ce que je sais et le reste je l’apprendrai pas de plage ni horaire ni de sable dans ma tête, y’a des coins, beaucoup d’angles qui sont morts d’autres où s’asseoir assieds toi.
il ne faut pas avoir trop faim pour qu’il n’y en ait pas
de fin

à la gare

19 juin 2013

C’est toujours le même cirque. Toujours toujours toujours. Il sont tous les deux comme deux ronds de chapeaux, à ne plus savoir où s’embrasser pour finir, ils s’ennuient même de s’embrasser comme si la rareté n’avait pas été créée encore. Ils se pleurent ils s’encouragent, ils se disent des choses qu’ils ne se sont jamais dites, comme ça sur le quai entre le fromage et le dessert. Souvent au milieu, dans un endroit indu, même pas dans un recoin ou une chapelle d’amour non rien, elle a ses habits de voyage parce que c’est elle qui part, et lui presque en pyjama qui se fait rattraper la bouche dès qu’elle le soupçonne de ne plus être en train de penser à l’embrasser encore un petit peu. Non mais vraiment, est ce que c’est ça ? Je sais bien, il n’y a pas de manière mais quand même, est ce que c’est ça ? Les sandales pratiques de voyage, une pince pour retenir la frange qu’elle regrette, lui peut-être en pantacourt froissé parce qu’il n’est pas sorti depuis l’année dernière.
Et le quai, depuis l’intérieur, tout le monde a droit au film promo gratuit pour ces deux là, le partant part, monte et cherche sa place sans chercher parce qu’il faut manger les derniers regards même si ça fait longtemps qu’on n’a plus faim, le restant reste, se rappelle qu’on le voit et il est moins prolixe alors que son chachours d’amour ciboulette patate chaton le finit à grands coups de mimes et de baisers.
Non vraiment, je n’aime pas les au revoirs en gare.