C’était un samedi avec Jojo, assis sur les marches du Trocadéro (sur la tête de ma mère que la rime c’est pas exprès pour faire « genre je suis mélancolique »).

Il a commencé à pleuvoir, mais juste quelques larmes, et de toute façon on s’en foutait parce qu’il y avait le parapluie maria-del-carmen-panthère et puis on était scotchés là, épaule qui se connaît par coeur contre épaule qui se connaît par coeur. Et même s’il avait fallu on n’aurait pas pu bouger.
BREF
C’était un de ces moments un peu hors temps, dont on ne sait pas où ils se situent entre le plaisir de vivre ça et l’embarras de ne pas savoir pourquoi.

Et donc je me suis retournée, parce que j’ai cru que le palais de Chaillot me parlait, et je suis tombée sur ca, écrit en lettres d’or qui me fixaient :

« Il dépend de celui qui passe

Que je sois tombe ou trésor

Que je parle ou me taise

Ceci ne tient qu’à toi

Ami n’entre pas sans désir »

et en fait, je crois que c’est ça que j’étais venue chercher.
Paul valéry a dû souffrir et faire souffrir beaucoup pour trouver ces mots là, beaucoup trop beaux pour être honnêtes.

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Je sais pas si ça te fait pareil, mais des fois je marche dans la rue, me voy por la calle, et c’est genre Touiteur dans ma tête. Je fais des pas, tout en souriant, tout en regardant le monde, tout en le commentant dans ma tête. Tout. En court, en gentil, en sans filtre, en ayant envie qu’ils me disent si j’ai raison ou pas.

Extraits de ce soir, au cinéma puis en sortant du cinéma
« est ce que les couples se roulent des pelles ou est ce que la bave c’est réservé à la période regarde comme mes féromones sont sexys »
« cette meuf devant moi, elle a de beaux genoux mais je suis sûre qu’elle est fade. (Attends je la dépasse). BINGO.
« ce garçon me regarde. encore, encore, moi ça me pose pas de problème mais c’est sa meuf qui va pas accepter le libellé du chèque à mon avis ».
« putain, je suis habillée comme un type que je materais dans la rue, ça craint ! »

Dis le moi, tu me suis sur ce coup là ou je dois me sentir mister lonely comme petit Akon ?

j’ai oublié de raconter un truc qui m’était arrivé en partant dans le sud de la France début juillet. Un truc qui m’a donné envie de mordre quelqu’un à la figure, genre dans la joue, pour lui arracher un bout et qu’il finisse comme Doubleface à la fin de The Dark Knight. ok.

Donc j’étais dans le train, et j’avais en projet d’enregistrer un chef de train en train (lol) de faire son annonce de départ genre « le train numéro machin en partance pour *une ville cool du sud de la France, n’importe laquelle* va partir, etc.etc. »
Le but c’était de le faire un petit MPDrei qui fasse rêver les filles une fois l’hiver venu. Qu’on écoute cette annonce et qu’on soupire en disant « *soupir*, aaaah l’été n’est pas si loin grâce à cette annonce, même si présentement j’ai froid aux pieds ».
Et voilà ce qui s’est passé :
Je me présente à jean Claude le chef de train, déjà il me regarde chelou comme si à la main j’avais une carabine. Alors que BON, c’était juste un micro avec un dictaphone éteint quoi. Je lui espique ce que je voudrais faire, à quoi ça va servir, avec le sourire et tout, comme il faut sans le presser. Et voilà toutes les paroles qui ont été les siennes et qui m’étaient destinées :
– J’aime pas les journalistes / les journalistes c’est de la merde / de toute façon vous avez pas d’autorisation / laissez-moi passer / vous n’avez pas le droit de m’enregistrer sans mon consentement / j’aime pas les journalistes / les journalistes c’est de la merde.

Et je me demandais : pourquoi certaines personnes sont-elles aussi antipasti ?
je veux dire c’est quoi son problème ? Il est fonctionnaire, il touche encore la prime charbon, ses enfants prennent le train gratuit, il a même des facilités pour se taper des collègues pendant le boulot, alors quoi ?
J’veux dire si t’es pas sociable faut pas être chef de train nan ?
En tout cas merci, tu as empêché les 18-25 ans de rêver cet hiver. Vive la France, 20/20.

En fait dans la vie, tu peux être drôle, mais faut jamais oublier d’être au moins un peu bonne.

Je m’explique ; si tu vois une fille bonne pendant que toi tu fais la con en Converse toutes pourries et sans anticernes, tu te sens tellement minable que pendant un instant t’as qu’une envie : ne plus être drôle, juste bonne.
Donc au lieu de jeter un don du bon Dieu par la fenêtre par négligence, moi j’dis, mieux vaut prendre cinq minutes, mettre de l’anticerne et s’égaliser la frange. C’est trop dommage de se sentir minable pour une petite connerie de rien, une paire de eins plus hauts que les tiens ou une épaule bronzée.

« Tu veux savoir c’que fait ta meuf ? Où elle est, avec qui ? Appelle-vite le 8** ** **. Surveille ta meuf, un service édité par Buongiorno ».

Je me pose des questions très sérieuses :
– pourquoi est ce que les associations féministes rêvent de pêcher le khnouna d’Orelsan pour le stocker dans des canopes, ET NE REAGISSENT PAS A CE GENRE DE PUBS.
– pourquoi Bonjourno a crée ce service et ne le propose que sur Skyrock ? Qu’est ce que ça veut dire ? Qu’y’a que les mecs qui écoutent du Rap et du R’n’B qui veulent poser une puce dans le cul de leurs femmes pour savoir où elles sont H25 ?
– Je sais bien que c’est de la quatsch, le mec va pas appeler et tomber sur un répondeur qui lui dit « Melissa est au centre commercial le Kaligone, dans la boutique Canelle, et essaye un ensemble Boxer Brassière mauve ». Mais quand même, comment on peut aller jusque là dans la connerie ?

Pour aller plus loin, j’ai déjà entendu sur Sky une pub du même éditeur qui m’avait choquée. Ca commençait comme ça : « Eh, arrête de faire ta tCHimide, cet été, il faut que tu sois au top pour te trouver un mec ».
Nan mais oh ! c’t’à djire que si t’as vu la meuf a’parle pas comme aç t’as vu, bah personne il va la calchuler t’as vu.
Buongiorno, arrêtez de prendre les auditeurs de SKyrock pour des cons !

Instant littéraire

5 juin 2009

En préparant l’itv de Frédérique Bel, j’ai appris ça que :
Une saga (mot islandais, pluriel sögur) est un genre littéraire développé dans l’Islande médiévale, aux XIIe et XIIIe siècles. De nos jours le mot saga est abusivement repris pour désigner certaines œuvres à caractère épique, même si elles sont exprimées sur un support autre que le support littéraire, comme par exemple la bande dessinée La Saga de Bas de cuir ou la saga cinématographique La Guerre des étoiles. (wicked’pedia)

‘tain je savais pas quoi !