« et moi je lui faisais non je me lave la bite et le cul fin de l’histoire ».

18 mars 2013

Je suis arrivée et j’avais peur d’avoir froid parce que j’étais pas assez habillée mais en fait tout ça n’est pas très grave. Il était assis avec un jogging un peu trop long, un nike avec la grosse virgule en blanc sur fond bleu, ne vous inquiétez pas je vais pas vous la faire à base d’adverbes et de pluie qui coulait doucement sur les carreaux, c’est juste que la photographie avec moi qui avait eu peur d’avoir froid et lui assis ça m’a fait prendre conscience que tout ça n’était pas très grave.
Il a lancé un vieille chanson, une pas connue d’un pourtant hitman mélago des années 60, il s’en foutait un peu que je sois arrivée ça m’a fait plaisir parce qu’il y a les gens les suisses qui te disent « vous êtes en retard » et y’a les autres qui font une sieste le temps que t’arrives, ça va on était dimanche et le temps est en retard pour tout le monde le dimanche quand on a un rendez-vous, n’est ce pas ?

Alors voilà, j’ai fait ce que j’avais à faire, on était trois jeunes semi-branchés dont les problèmes ont des prénoms et les vagues à l’âme des couleurs un peu cools, mais lui putain, ses problèmes c’était « il me manque 50 cts » et « je me débrouille pour dormir ce soir et demain je sais pas on verra ». Ouais les gars, un sdf, mais pas un sdf comme nous on l’entend « ouais j’ai un pote qui me prête un appart pendant 3 mois » et tu retrouves le même sdf à bouffer tous les midis dans une brasserie crypto new yorkaise tous les midis, non non un vrai de vrai qui avait connu Mesrine mais qui s’en vantait même pas trop, il l’a dit en rallumant son mégot et entre autres choses en remettant ses lunettes, il était surtout concerné par le fait que son petit ami faisait un peu de la merde, c’était un peu un loubard mais gentil apparemment, un peu un loubard qui parlait mal aux gens et qui ne faisait pas attention à lui même, une petite métaphore pour dire qu’il se coupait régulièrement oups les bras oups dans le bon sens putain ça m’a arrêtée direct dans mon élan de petite pouf j’ai embarqué direct pour derrière les nuages le type m’a assise et m’a raconté ci et ça, toujours les mêmes histoires ouais sûrement ouais, mais on est tous un peu en boucle et en gros nous c’est plus ou moins sur la couleur de notre vernis donc si on pouvait se la fermer merci bonsoir.

« Le patron me faisait chier alors que je payais mon loyer, il me faisait chier parce que j’utilisais de l’eau chaude pour me laver, il me disait « eh tu prends des bains à l’eau chaude qu’il me disait et moi je lui faisais non je me lave la bite et le cul fin de l’histoire ».

Okay.

Tu vois tatie, y’a des fois comme ça y’a des dimanches où toi ça te fait chier de devoir sortir ta carte parce que t’as pas été retirer et du coup tu dois la sortir ta carte, pour acheter 5 paquets de clopes parce que le minimum c’est 30 balles avec la carte, et tu parles mal au buraliste ce connard qui se prend un minimum de 30 balles de cartes alors que c’est illégal, c’est le truc de ton après midi qui te perturbes, et après t’arrives face à un gars qui te calcule pas quand tu entres dans la pièce et annonce comme s’il disait qu’à Brest y’ un micro-climat à cause du vent de la mer, il annonce qu’il a « encore des copains » et que si quelqu’un fait du mal à son petit ami de 30 ans de moins que lui, il finit pas sa phrase mais tu sais bien ce que ça veut dire, les gens efficaces sont souvent ceux qui finissent pas leur phrase. Du coup j’ai pris son numéro parce que des fois y’a des gens qui me contrarient et j’aime bien l’idée de lui passer un coup de fil pour faire affaire, je pense que je le ferai pas mais je trouve l’idée rassurante. Enfin tout ça pour dire qu’hier j’ai bien fermé ma gueule avec mes 5 paquets de clopes alors que j’aimerais bien arrêter de fumer, j’ai écouté ce type pendant deux heures et ensuite j’ai mangé une pizza (8 euros) dans un appartement (loyer 850 euros) en regardant la télé (abonnement mensuel 30 euros) en fumant mes Royale (31,50 les 5 paquets) et je me suis dit que j’étais une morveuse et qu’il fallait que j’apprécie toute mon après midi parce que c’était le budget de 2 mois de ce type. Je pourrais continuer à le raconter parce qu’avant d’être ché-fau il gagnait hyper souvent « aux trois 7 » comme il disait, les machines à sous il les sentait comme une meuf qui veut pécho dans un bar, mais on me dit que mes posts sont trop longs du coup je m’arrête là. Tout ça n’est pas très grave au final vous voyez.

Publicités

3 Réponses to “« et moi je lui faisais non je me lave la bite et le cul fin de l’histoire ».”

  1. PERRIER said

    Fleur bleue

  2. SoSo said

    J’aime la sporadicité de tes posts. J’aime leur total manque de contexte, le fait qu’avant de situer l’action il faille relire 15 fois le premier paragraphe. Le fait qu’ils arrivent toujours à des heures indues sur mon mail. Bisous

  3. So said

    J’aime la sporadicité de tes posts. J’aime leur total manque de contexte, le fait qu’avant de situer l’action il faille relire 15 fois le premier paragraphe. Le fait qu’ils arrivent toujours à des heures indues sur mon mail. Bisous

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :