Je (ne) suis (pas) de celles qui meurent de chagrin, Je n’ai pas la vertu des femmes de marins

15 janvier 2013

On peut pas toujours choisir ce qui nous fait plaisir ou pas. Le goût du café au lait sucré par exemple, ça peut être réconfortant parfois et écoeurant à d’autres moment pourtant c’est toujours le même produit. D’une heure à l’autre le souvenir du café au lait sucré peut évoluer, rappeler un matin sans lumière ou au contraire un 4h sans lumière et pourtant chaud. On n’a pas de prise sur tout ce qui nous touche, c’est un peu vertigineux de laisser le volant à quelqu’un qui n’a pas tous ses vaccins ni son permis. Ca l’est de se laisser contaminer, centimètre par centimètre, de ne plus avoir de double commande d’aller sans phare ni fard, d’aller beaucoup plus loin que ce qui était convenu. On a tous le vertige un matin comme ça, c’est pas aisé d’ouvrir son zip et de montrer ce qu’il y a dedans, ça donne pas envie quand on n’est plus vierge d’émotions, quand c’est pas la première fois, qu’on sait bien qu’il y a un trou dans la coque et qu’on pourrait prendre l’eau si l’autre est pas prudent. Combien de marins, sérieux combien de marins combien de capitaines qui entreront dans ces sombres flots ? C’est pas pompeux c’est de la littérature, je le cite pas pour étaler quelque chose mais parce que si un mot existe pour l’exprimer autant l’utiliser non ? J’ai jamais cru en cette tempête, j’aimerais que vous soyez sympas et que vous rembobiniez jusqu’à ce que je rentre chez moi sans faire de détour sur mon tout petit bateau qui ne serait pas pimpé, sans torche ni filet, pour que le chemin jusqu’à mon cou soit moins long, juste avant que je ne me sois barricadée pour que jamais personne ne m’accède. Oh merde, je viens d’écrire de la mauvaise varièt, ça n’est pas une bonne journée.

C’est juste que j’ai regardé la date et y’a 10 ans tout pile ça sentait le fer et l’hôpital le 15 janvier, ça sentait aussi le sapin pour à peu près toutes les choses agréables dont les autres avaient l’air de jouir autour de moi. J’ai toujours le goût du sol froid sous le pied même 10 ans après, j’ai su à nouveau ce que c’était de jouir de quelque chose, j’espère pouvoir jouir encore et dezipper pour laisser entrer. Mais demain, parce qu’aujourd’hui n’est décidemment pas mon big day, me suis cramé les petites cheveux en allumant une clope sur le gaz, je ressemble à une blédarde qui aurait fait un mauvais brushing au fer à repasser.

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