Cette nuit j’ai rêvé que je faisais de la gymnastique sur les épaules de quelqu’un dans un supermarché, mais ça parle pas de ça.

14 janvier 2013

It comes and go, comes and go

quand je suis arrivée ici il y a deux ans moins un mois, j’avais la tête ailleurs, je me sentais libre de pouvoir être la seule à avoir les clés de chez moi et je m’asseyais dans la cuisine pour manger du fromage en pleine nuit parce que je faisais CE QUE JE VOULAIS. C’est pas très intéressant mais vous êtes pas obligés de lire, ce qui a changé c’est que je suis assise à la fenêtre du salon à me demander ce qui a changé, j’ai compris d’autres trucs entre temps, j’ai deux petites années de plus ce qui fait quasiment 720 jours au mot près de chaque minute dans ma peau, sans pouvoir ne pas traîner avec moi, d’autres mots de passe à ma messagerie gmail, les mêmes souvenirs plus d’autres dont je me rappelle plus, des mauvais souvenirs, à peu près le tiers des 720 nuits passées à chercher quelque part / à regarder en me demandant ce que je foutais là et même si j’étais pas là où est ce que je pourrais bien être au fond ? un sentiment d’éternité que je déménagerai toujours avec moi, des trucs que j’ai jeté pour pas retomber sur des cartes postales que j’ai pas envie de lire la prochaine fois que je déménagerai, d’autres musiques en collier, des tailles de sexe des tailles de mensonge des tailles de discussion parce qu’on a que ça à faire de se l’expliquer quand ça coule pas de source, tant mieux, le pire arrive toujours en premier chez moi et j’avais signé pour un supplément colin maillard avec mon cerveau, on est le 5 janvier 2013 et j’espère que j’aurai un peu d’affection un peu honte un peu le sourire quand je relirai ça la prochaine fois que je déménage. J’ai jeté ma robe verte, je ne peux plus écouter cette chanson mon Dieu quelle nuit d’enfer, pourquoi est ce qu’on est capable de se faire si mal, je veux juste avoir la sagesse de ne pas recommencer dans un autre appartement, à me torturer avec des tocardes, on ne s’octroie que ce qu’on veut s’octroyer et j’aimerais bien avoir le courage de m’octroyer un peu de bienveillance et de franches rigolades et des après-midi n’importe où sur la plage en étant ancrée dans le sable pour profiter de ce qui existe sans penser à tout ce qui n’existe pas encore. On reprend sa respiration maintenant, ça va ça vient, on verra bien.

La dernière fois je suis partie sans dire au revoir, la fois d’avant je suis partie sans dire au revoir est ce que quelqu’un peut rester pour que je lui dise au revoir cette fois ci ?

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