Dans l’épisode précédent, je rêvais que je laissais se noyer une enfant au profit de rattraper un macbook qui allait tomber dans les filets d’un catamaran, et tout le monde pensait qu’on avait atteint le paroxysme du rêve chelou. Et puis il y a eu cette nuit.
Tout a commencé devant l’entrée de cette usine dans laquelle se déroulait un gala similaire à l’AMFA sauf en Alsace, y’avait Brad Pitt chez mes voisins, aux bras d’Angelinanorexique Jolie, et Jennifer Aniston pas loin qui les regardait avec un air pédiluvien. J’ai été vers elle en lui disant que c’était pas grave et elle m’a prêté une robe Rose Fluo Manoukian parce que je portais mon short en jean’s et selon elle c’était pas possible.
(Ellipse) Dans la cantine de l’usine (classée seveso 2) (pas la cantine, l’usine) (bien que ç’eut été bonne blague aussi), Jennifer Lopez donnait un show et personne ne l’écoutait parce qu’il y avait des merguez, et bon c’est J-Lo quand même, on a tous eu If You Had My Love dans la tête au moins une heure en terminale, donc on s’est catchées du regard et je l’ai soutenue en me disant que si je faisais des galas dans des usines dans le 68 alors que j’avais été une star internationale qui avait poussé à s’habiller en blanc toute une génération, j’aimerais bien recevoir le soutien visuel de quelqu’un. Elle m’a serré dans ses bras et je lui ai dit « j’ai été fan, maintenant ça va mieux, tu crois pas que tu sors avec Marc Antony par dépit sérieux ? » Je l’ai quittée parce que je devais retrouver ma mère mais elle a disparu parce qu’il y avait un bal et des nuages. Cela dit j’ai trouvé ma tante qu’on appelle Nounou, et comme elle était en bottes Le Chameau comme d’habitude et avec un panier à la main, j’entendais les gens invités au gala qui murmuraient « tu crois que c’est un éco-terroriste ? » Je cherchais toujours ma mère mais Nounou m’a embrouillée en me disant qu’il y avait des champignons dans son panier et quand elle a dit ça, la nuit est tombée sauf qu’il était midi et qu’il n’y avait aucune raison qu’il fasse nuit, puisqu’on n’était ni en Finlande ni dans la tête de Paco Rabanne. J’avoue que je me suis un peu inquiétée et j’en ai parlé à Nounou et elle m’a dit « mais non t’inquiète pas, c’est pour que les cygnes puissent migrer »…
Et là j’ai reçu une alerte Radio France qui m’a réveillée, m’indiquant que Christine Lagarde était officiellement candidate au FMI.
Ceci était un extrait de Commencer une journée en n’étant plus sûr de rien pendant dix secondes, par SML.

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La semaine dernière je me suis retrouvée en Tsunami interne sans avoir appuyé sur play, tout particulièrement jeudi où j’ai passé ma journée à manger des choses qui n’allaient pas ensemble sans discontinuer le tout debout dans mon entrée en faisant des plans pour la retapisser entièrement en lino à damiers. Je sais ça fait beaucoup d’adverbes et de participes présent pour une seule phrase mais c’était impossible à expliquer autre-(ment). Après avoir envisagé également la possibilité de déménager comme ça pour changer un peu, j’étais à 183 db de morne plaine interne alors au lieu de traîner sur PAP pour mettre mon plan à exécution, j’ai pris une musette et enfourché un wélo pour faire un peu la course avec des inconnus rue de Rivoli. Normal.
…On est d’accord que jusqu’ici, aucune de ces informations ne vont ensemble. Ca n’est pas allé en s’arrangeant, puisqu’arrivée à Beaubourg, un type m’a arrêté pour me proposer de me donner un perfecto en cuir de son magasin alors que je transpirais encore de la racine des cheveux à cause du vélo. J’ai dit « je suis pas intéressée » et j’ai été boire un sirop à QUATRE euros, en mettant 4 rouges mental aux petites qui passaient en collant chair et ballerines. C’est pas que je sois intransigeante, mais enfin collants chair / ballerines aux portes du marais c’est comme de pas mettre de gilet pare-balles à la meuf de Dutroux quand elle sort de son procès, ça n’est pas MALIN. Bon.
Sur ce Anaïs et me donne deux euros pour payer mon sirop j’avais pas assez, je la suis sans conviction, j’achète un Astro poisson, je perds, je décide de considérer que c’est vraiment pas ma journée. Tout est loin, les gens parlent trop, les enfants du Marais apparaissent comme des polycopiés sans saveur, une lueur poind à l’évocation d’un hot dog, entachée in situ par le mec qui me demande si je veux de la sauce barbecue (et la sauce barbecue, tu sais que j’aime pas ça, non tu sais que j’aime pas ça ©). « Personne ne me comprend ».
Et là, j’avais entamé ma saucisse entourée de son fourreau quand je passe à côté d’une poubelle au fond de laquelle j’entends un air fatigué qui fait « tinininininin tinininininiiiiin » (c’est les notes de joyeux anniversaire, si tu sais pas lire la musique).

Trop c’est trop. Je rentre chez moi.
Vous venez de lire un extrait du roman les dégâts du PMV* par SML
*premenstrual VORTEX.

Je sais pas comment j’en suis arrivée là, et j’avais quand même un élément rassurant avec moi (un macbook blanc vissé sur les genoux), mais toujours est il que je me suis retrouvée dans un bateau qui fait plein de bruit et très sombre, à larguer les paulamarres (Alerte Titanic) direction les Etats-Unis. = Comment se rajouter des problèmes dans la vie, puisque j’aime pas beaucoup quand y’a trop d’eau, et en bateau je crois qu’il faut deux semaines pour traverser l’Atlantique, et encore je dis deux pour pas dire trois mais j’ai souvenir que R Kelly m’a dit l’autre jour que lui il mettait trois semaines. BREF.
J’étais dans ce bateau avec deux personnes inconnues (en ce moment y’a toujours deux personnes inconnues dans mes rêves, qui ne servent à rien mais qui sont là. Avant hier, quand Anaïs conduisait une ford Fiesta rouge trop vite dans un col et que je lui disais « mais va doucement quelle mouche te pique ? », y’avait encore deux gaziers qui se tenaient à l’arrière en mode Dupont et Dupont). Deux personnes inconnues ET une enfant blonde, je pense que c’était ma petite sœur et vous allez me dire « mais non ça n’est pas logique c’était ta fille ! », je tiens à dire que si c’était ma fille cette petite garce aurait été ligotée dans son lit avec un gilet de sauvetage pendant tout le voyage, voilà pourquoi je pense qu’il ne s’agissait pas de ce genre de lien, puisque la petite gambadait pieds nus, en short et sans filet un peu partout dans le bateau. D’ailleurs ps, le macbook était à elle (un détail qui n’a rien à voir ? Vous avez déjà donné un symptôme anodin à votre docteur quand ça va vraiment mal ? « Mon genou a triplé de volume ». « ….Non vraiment, je ne vois pas… » « … Mon genou a triplé de volume ET j’ai mal à l’index tous les lundis soirs » « Aaah !! Il fallait commencer par là ! » Voilà, donc sachez que la moindre particule de charbon fournie dans le fourneau d’un rêve n’est JAMAIS inutile, vous allez voir).
Les deux personnes qui m’accompagnaient, bien que n’ayant pas d’identité, me conseillaient de profiter du voyage au lieu de surveiller la petite, qu’il ne lui arriverait rien, que bla bla bla. Tu parles, profiter du voyage, on n’était même pas partis depuis 25 mn de Biarritz que les eaux étaient déjà noires et qu’on croisait des vagues de 8 m de haut. J’avais donc envie de leur répondre « profite ta race », (avec toujours mon macbook sur les genoux et la gamine en viseur) mais comme je ne les identifiais pas je n’en fis rien. Je me rappelle m’être dit dans une angoisse de voyage à peu près totale, « si un jour j’ai des gosses, dès qu’ils éclosent je les envoie voyager » (cette pensée prouvant que l’enfant était une sorte de test et non mon véritable rejeton, CQFDT)
Je commençais à stresser sévère parce que comme c’était un rêve, la structure du bateau était un brin chelou, un mutant, mi catamaran mi paquebot = il était haut et en dur mais avec des filets au milieu pour marcher dessus. PS : cette histoire de filet sur lesquels il est POSSIBLE de marcher, je trouve ça plus déviant que les caves non éclairées des boîtes Berlinoises. Vous ne me ferez pas changer d’avis.
Et très justement, cette structure chelou ne pouvait que mener à quelque chose de chelou : la petite qui faisait sa vie en me disant « oh regarde on voit l’eau en dessous », s’approchait de pus en plus du bord, et moi je m’approchais de plus en plus d’elle pour qu’il ne lui arrive rien, et puis il y a eu une vague qui nous a soulevé tous un peu et dont l’écume (c’est toi l’écume) a traversé le filet par dessous, faisant basculer l’enfant du côté non safe de la vie, c’est à dire hors du bateau. Elle a crié, et au lieu de la rattraper par les cheveux parce que j’aurais pu le faire, j’ai empêché le macbook resté sur mes genoux de tomber dans le filet plein d’eau.

j’ai honte…
je pense que mes antibiotiques puissants sont à l’origine de ce cauchemar, je dédie donc ce rêve au laboratoire Biogaran et à DSK pauvre chaton qui va passer un sale quart d’heure américain