Moi je pourrais jamais être la femme idéale selon GQ. Déjà parce que j’ai des cuisses assez présentes physiquement au niveau visuel et que les cuisses c’est pas très goûté par les rédacs chefs qui valident la muse industrielle.
En plus de ça j’ai pas des doigts de pianniste, j’ai plutôt disons des doigts de clarinettiste mais le temps que tout le monde comprenne la blague on sera déjà en hiver d’une autre année.

Ensuite, je sais pas l’expliquer mais Louise Bourgoin je l’ai jamais sentie. Déjà elle s’appelle pas Louis elle s’appelle Ariane et moi y’a quelque chose qui me dérange dans les gens qui s’appellent d’une manière et qu’on sait pas comment les appeler quand on les rencontre. De toute façon je l’ai jamais sentie, je sais pas si elle fasiait exprès ou si elle avait pas le choix de pas très drôle en tant que miss Météo mais bon moi je trouve qu’on doit pas se contenter des rires du public si au fond on sait bien que ce qu’on radote c’est pas à se taper le cul par terre. Period.

BOn pause; on est d’accord que je dis ça parce qu’en réalité j’aimerais beaucoup être sacrée meuf de l’année, tout à fait entre nous. Enfin même si ça fait un peu jetable, un peu genre « profite, cette année c’est ton année et après vu que c’était le top ici commence le déclin ». Bon voilà ça c’est que je me dis quand je commence à réfléchir mais c’est comme tout je suis pas Socrate donc j’arrive pas à arriver à cette conclusion de prime réflexion.

DONC tout ça pour dire que non je suis toujours apte à devenir femme de l’année, parce que les magazines ils aiment pas les meufs à l’IMC limite même si c’est pas notre faute c’est parce qu’on a les os lourds. Ca se voit qu’ils veulent du petit genou chez GQ, de la grande gigue en maximum 36 et minois de muse Fifi Chachnil.
Voilà pourquoi SML = recalée cause 38, et si tu me crois pas tu peux venir me retourner le bord de la culotte pour checker la taille vas-y je le prendrai pas mal ça m’arrive tout le temps de toute façon.

Voilà c’est comme ça, pour l’instant ça me perturbe d’où mon projet philosophique. D’ailleurs j’ai lu quelque part, c’est Balzac qui l’a dit, que la jouissance du bonheur amoindrit toujours le bonheur.
Pour ma part j’ai encore le cul entre deux barres de strip tease : jouir ou théoriser sur la jouissance des autres, mais j’y crois un jour je trouverai la réponse, et même si je la trouve pas alors tant pis j’aurai occupé mes journées intelligemment jusqu’à l’écurie.
ALLELUJAH
PS : Louise / Arian, appelle-moi si tu veux qu’on discute. Bisous !

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Première puce : Chez ma grand-mère, c’est comme chez Paul mais en moins cher et en meilleur
De 9h45 à 11h45 chez mamy, t’apprends la vie. Tu savais pas rôtir un lapin ? A midi tu sauras. Tu savais pas faire une soupe ? On en reparle dans une heure. Tu savais pas comment faire une tarte, raboule-toi, pose tes fesses et regarde-là valser. De l’évier au lapin (qui rôtit) et du lapin à la ciboulette à couper devant la maison, vas-y, ouvre tes yeux. A partir de midi, ce que tu manges c’est tellement bon que t’apprends pourquoi CA vaut le coup assis devant ton assiette creuse.
Et puis la tarte, la tarte mon garçon, je t’en parle pas sinon tu vas rabouler ton derch de mec sage devant chez mamy coucou, et elle ça va la stresser parce qu’elle te connaît pas et qu’elle saura pas que t’es introduit par moi, en ami chez elle.

Deuxième puce : chez ma grand-mère, c’est le Salon du vintage, sauf en vrai.
« mamy t’as un dessous de plat pour la cocotte ? » (minute la cocotte hein, je suis pas en train de demander à ma grand mère si je peux poser ma teuch sur la table du déjeuner, le respect la politesse).
Elle : « oh tu sais depuis 1954 on met pas de dessous de plat tu peux y aller ».
La table, c’est du formica, rose, coins arrondis, à la base rectangle. Je peux te dire qu’il y a du gamin qui s’est toqué la tronche sur les bords cette table. Trois générations exactement. La table est usée, de coups de couteaux, de cocottes trop chaudes, mais elle résiste, elle se laisse écarter la rallonge quand il le faut, elle se laisse ouvrir le tiroir du bout sans broncher. Ca va.

Tierce puce : Ma grand-mère c’est Arte en moins compliqué.
Et puis quand c’est l’heure du café philtre, alors t’apprends pourquoi si t’as de 40 à 1 an, t’as pas l’instinct de survie. A base de « dans le temps », ma grand-mère sympa elle te raconte la guerre, les obus, les allemands, la déportation des autres, les familles qui filaient un coup de patte, les ticksons pour avoir du pain ou des chaussures, et puis l’usine qu’elle a dû arrêter alors que ça la branchait plutôt comme boulot.
Elle s’en rend même pas compte elle raconte ça comme aç en rassemblant les miettes de pain, et moi j’suis là en face à brancher mon ampli pour pas en rater une, de miette…

La joconde de la tarte aux cerises

Fourth puce : mes tontons, c’est Strip tease, mais en 3D.
Ceux qui habitent au fond des bois, ceux qui vivent chez leur maman, ceux qui parlent pas souvent, ceux qu’on se demande ce qu’ils trifouillent, ceux qui ont les ongles longs, ceux qu’on se dit qu’ils feraient mieux de l’écrire, ceux qui regardent loin quand tout le monde discute, ceux qu’on voit bien que ça va pas mais qui n’en diront jamais rien, ceux qui n’ont pas de femmes, ceux qui en ont mais bon, ceux qu’on est sûrs que c’est sa femme ? Ceux que bon… voilà quoi… Ceux qui devraient arrêter, ceux que de toute façon c’est trop tard pour arrêter, ceux qui portent des pulls qu’on s’arracherait en friperie, ceux que vraiment faudrait faire un film sur eux. Mes tontons quoi.
Ah oui, ceux qui sentent le bolet.

Voilà, je crois qu’on a la preuve par 4 que là bas ça vaut largement les zones 1 à 3 du pass Navigo, les 2, 20 de tarif de nuit du tacot, l’euro 70 d’un ticket de bus s’il-vous-plaît-tenez-n’oubliez-pas-que-c’est-sans-correspondance.