Etre un empiriste en théorie, c’est ne plus avoir de larmes à pleurer en pratique.

15 janvier 2010

23h45. Je suis dans le canapé bouche et je tiens absolument à écrire quelque chose avant qu’on ne soit plus le 15 janvier 2010. Le même 15 janvier sept ans plus tôt, j’étais la jeune fille la plus triste du monde connu. A 23H45 je devais être dans mon lit, à l’époque un canapé vert qu’il fallait déplier et dont je ne me rappelle aucune douceur, jusque dans les coussins verts qui sentaient la voiture ce canapé lit était inhospitalier.

15 janvier 2003, 23h45, je ne peux pas dire lequel exactement mais je porte un pyjama, j’ai les yeux ouverts sur mon monde, le ventre vide et le coeur en miettes. Plus tôt dans la journée je portais une blouse d’hôpital assez douce, des chaussettes et une culotte. Je marchais à quelques centimètres seulement au dessus du sol à cause de la morphine, mais je dis pas ça pour faire de la peine.
Je le dis pour me rappeler. Je pensais pas pouvoir avoir envie de connaître un lendemain, et aujourd’hui 15 janvier 2010, j’aime chaque seconde, parce que je sais que chaque seconde à son revers. On peut vivre et en être satisfait, et vivre en y étant forcé. Faut pas l’oublier.

Bisou !
P.s : Factory Girl, c’est un film dont la morale est : ne jamais mettre ses oeufs dans le même panier, je tâcherai de m’en servir !

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